"L'herbier d'une vie" vu par les médias

 

On a parlé de « L'herbier d'une vie » à la TV (Côté jardin sur France 3),  à la radio (Radio Canada, RMC, France inter) et dans la presse  : Le Monde, Télérama, Prima, Top santé, Psychologies magazine, Le Parisien, 20 minutes.fr, Rustica, L’ami des jardins et de la maison, La presse d’Armor,  L’amour des livres, L’Alsace, Le journal de Saône et Loire...

 

Article paru dans Le devoir (Québec)

 

Plus de 250 plantes associées aux croyances et traditions perpétuées au cours des siècles

 L'herbier d'une vie surprend. Il illustre l'omniprésence du monde végétal tout au long de notre existence. On plante un arbre à l'arrivée d'un nouveau-né, on porte une couronne de fleurs d'o-ranger à son mariage, on célèbre la fête des morts avec des chrysanthèmes. Plus de 250 plantes associées aux croyances et traditions perpétuées au cours des siècles nous sont présentées.

De la naissance au mariage, en passant par la vie de société, le bien-être et les funérailles, on nous explique les végétaux qui ponctuent ces événements. On découvre des croyances disparues et d'autres qui perdurent avec beaucoup de plaisir. En faisant la lecture, on sourit souvent, parfois on rit de bon coeur: certaines croyances de l'époque sont invraisemblables pour nous, contemporains.

Par exemple, devant l'incertitude sur l'identité d'un coupable, on alignait un nombre d'oignons correspondant au nombre des suspects. À cha-que bulbe était attribué un des criminels pressentis. Le premier oignon germé révélait le nom de l'accusé...

Un peu plus sérieusement, on y apprend, entre autres, l'origine du mot «baccalauréat». Bacca laurea signifie «baie de laurier». Une couronne de laurier garnie de baies était jadis décernée aux universitaires ayant passé avec succès leur baccalauréat. Qui l'aurait deviné? D'ailleurs, connaissez-vous l'origine de la bûche de Noël? À l'époque, on brûlait, durant la nuit de Noël, un gros morceau de bois. Il devait se consumer en un laps de temps précis et différent en fonction des endroits. En Saône-et-Loire, le rondin devait se consumer au moins le temps que dure de la messe de minuit, sinon un horrible malheur allait s'abattre sur la maison.

En outre, le livre est très bien documenté et on y trouve une mine d'informations et de drôles d'histoires à raconter autour d'une table, parfaites pour le temps des Fêtes. Précisons que le livre s'ancre surtout dans les traditions et croyances européennes, mais plusieurs d'entre elles ont traversé l'océan.

Enfin, cet herbier est rempli de photographies grandeur nature des plantes et d'illustrations d'époque, ce qui en fait un livre magnifique que l'on feuillette avec plaisir. L'auteure, Véronique Barrau, est une passionnée de la nature et des croyances d'antan. Elle consacre d'ailleurs son temps à la transmission de ces connaissances par le biais de ses livres et d'ateliers.

Article paru dans 20 minutes

 

Herbier à effeuiller passionnément

Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… Effeuiller une marguerite pour savoir s’il nous aime, apporter des chrysanthèmes pour leur dire qu’on se souvient, les plantes nous accompagnent du berceau au cercueil. Véronique Barrau les a rassemblées dans son «Herbier d’une vie».

Elle nous livre des histoires passionnantes sur la signification de la flore dans notre imaginaire, dans notre vie sociale et personnelle. Les photographies de Yannick Fourié accompagnent chaque page d’explications sur les superstitions et leurs liens avec les événements de la vie. Vous saurez ainsi quelle plante utiliser pour choisir le sexe de votre futur enfant, quels arbres représentent la liberté et pourquoi. Ou encore, quel message vous transmettez en offrant des roses, du houx, du lierre…

 

 

Critique du jardin des marluzines

Pour l’ethnobotaniste que je suis, voilà le genre de pépite livresque qu’il ne faut surtout pas manquer. Véronique Barrau, dont la passion se ressent au travers de chacun de ses mots, nous dévoile les plantes qui accompagnaient nos ancêtres du berceau au cercueil. Plantes pour favoriser la naissance, pour guérir les maux, pour désigner ses préférences, qualifier sa bien-aimée, délivrer un message particulier, célébrer les noces, veiller aux âmes défuntes, etc. Vous saurez, en parcourant ces pages richement illustrées, à quoi servaient le chou et le cyprès, le bouleau et le frêne, le noisetier et la joubarbe, vous devinerez la vie de vos aïeuls, intimement liée à la nature et que nombre de gestes, d’expressions et de coutumes souvent quelque peu déformés proviennent de ce temps où tout arbre était un gardien, toute plante une guérisseuse, tout jardin à la fois pharmacie et supermarché. En fin de livre, vous trouverez un index botanique, des plus pratiques si l’on désire une lecture transversale par plante au travers de ce livre remplie d’anecdotes et de détails sur les liens entre plantes et hommes. Deux petits bémols, mais purement égoïste de ma part, toutes les plantes indiquées ne mentionnent pas leur dénomination botanique, ce qui est source d’erreur et de confusion possible. Même risque pour ce qui est des coutumes relevées, parfois la région manque et le risque est grand de prendre pour sa région, une habitude ancienne qui ne l’était pas. Remarques titillantes s’il en est au vu d’un ouvrage superbe, aussi intéressant que beau et que l’on ne peut que conseiller vivement.